Environ 250 migrants sont portés disparus suite à un naufrage dans la mer d'Andaman
- Houda El Hadi
- il y a 1 jour
- 2 min de lecture
Série d’articles : Les causes profondes de la migration
Selon l’IOM (International Organisation for Migration ou l'Organisation internationale pour les migrations) environ 250 personnes auraient trouvé la mort ou seraient portées disparues après le chavirement, en mer d'Andaman, d'un bateau transportant des réfugiés rohingyas et des ressortissants bangladais.

Le chalutier, qui avait quitté Teknaf, dans le sud du Bangladesh, faisait route vers la Malaisie lorsqu'il a coulé le 9 avril. D'après les informations disponibles, la tragédie serait due à des vents violents, à une mer agitée et à la surcharge du navire.
Les Rohingyas sont une minorité musulmane originaire de l'État de Rakhine, au Myanmar, qui subit un déplacement prolongé. Parmi eux, nombreux sont ceux qui vivent dans des camps de réfugiés au Bangladesh, dans des conditions précaires et avec un accès limité aux services de base et aux moyens de subsistance.
L'OIM souligne que cette tragédie met en évidence les dangers permanents auxquels sont confrontées les personnes qui entreprennent des traversées maritimes périlleuses dans l'espoir de trouver la sécurité et de meilleures perspectives d'avenir. Son porte-parole, Mohammedali Abunajela, fait remarquer que beaucoup n'ont d'autre choix que de risquer leur vie face à des conditions de vie extrêmement difficiles.
Ce naufrage met en lumière un problème plus général : le déplacement prolongé des Rohingyas et l'absence de solutions durables. Les conditions de vie dans les camps restent précaires, avec un accès limité aux services et aux moyens de subsistance, dans un contexte de réduction de l'aide humanitaire. De plus, les inquiétudes concernant la situation en matière de sécurité dans l'État de Rakhine, ainsi que les incertitudes quant à la possibilité d'un retour sûr et dans la dignité, continuent de peser lourdement. Ces facteurs poussent certaines personnes à entreprendre des voyages périlleux, souvent facilités par des réseaux de passeurs et de trafiquants qui exploitent leur vulnérabilité.
Face à cette situation, l'OIM réaffirme que le sauvetage en mer est une obligation humanitaire et appelle les États de la région à intensifier leurs opérations de recherche et de sauvetage, tout en garantissant le débarquement rapide et en toute sécurité des personnes secourues, conformément au droit maritime international.
Malgré un financement insuffisant, l'organisation affirme qu'elle continue de travailler avec ses partenaires pour apporter une aide vitale aux réfugiés rohingyas au Bangladesh et soutenir les communautés d'accueil, tout en collaborant avec les autorités pour lutter contre les réseaux de traite des êtres humains.
Enfin, il appelle la communauté internationale à renforcer sa solidarité, à maintenir son soutien financier et à s'attaquer aux causes profondes des déplacements de population au Myanmar, afin de permettre un retour en toute sécurité et dans la dignité.
Le rapport complet est disponible sur le lien suivant :




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