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« Je veux leur faire savoir que nous avons souffert et que nous menons des vies difficiles. Nous avons perdu notre dignité et notre espoir », a déclaré une femme réfugiée au Soudan du Sud.

La guerre a éclaté au Soudan entre les Forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide le 15 avril 2023, déclenchant l’une des plus grandes crises humanitaires au monde. Trois ans plus tard, le conflit a dévasté les villes, détruit les moyens de subsistance et forcé des millions de personnes à fuir. Selon un rapport du Norwegian Refugee Council, publié le 9 avril, neuf millions de personnes sont déplacées à l’intérieur du pays, tandis que 3,6 millions ont trouvé refuge dans des pays voisins tels que le Tchad, le Soudan du Sud, l’Égypte et la Libye.


Une image du camp de Goz al Salam, un lieu devenu refuge pour les personnes déplacées, NRC (Norwegian Refugee Council).
Une image du camp de Goz al Salam, un lieu devenu refuge pour les personnes déplacées, NRC (Norwegian Refugee Council).

Ce qui avait commencé comme une fuite temporaire s’est transformé en un déplacement prolongé. De nombreuses familles ont fui avec presque rien, espérant une résolution rapide. Aujourd’hui, la plupart entament une quatrième année sans logement stable. Les conditions de vie varient, allant de camps surpeuplés à des logements partagés dans des villes inconnues, mais la lutte pour survivre est universelle.


Les difficultés économiques sont graves. En Égypte, par exemple, 90 % des familles déplacées gagnent moins de 5 dollars par jour, et presque toutes ont épuisé leurs économies. Dans toute la région, l’accès à l’emploi est limité, en particulier pour ceux qui ne disposent pas de documents. Par conséquent, beaucoup dépendent du travail informel ou restent sans emploi, y compris des professionnels qualifiés tels que des enseignants et des personnels de santé. 


L’insécurité alimentaire est généralisée. Les familles sont de plus en plus contraintes de réduire ou de sauter des repas, les ménages dirigés par des femmes étant particulièrement touchés. Dans certains cas, des enfants souffrent de malnutrition. Parallèlement, l’accès à l’eau et à l’assainissement reste insuffisant, exposant les femmes et les filles à des risques importants.


L’impact psychologique est tout aussi alarmant. De nombreuses familles ont subi des pertes multiples, notamment leur logement, leurs moyens de subsistance et la séparation d’avec leurs proches. Dans certaines zones, plus de 70 % des réfugiés déclarent être séparés de membres de leur famille, beaucoup ayant totalement perdu le contact.


Malgré ces difficultés, la solidarité locale constitue une bouée de sauvetage essentielle. Les communautés continuent de partager nourriture, abri et soutien, même si leurs propres ressources s’amenuisent. Cependant, le rapport avertit que cette résilience atteint ses limites.


Alors que le conflit se prolonge, les personnes déplacées appellent à une action internationale urgente pour répondre à leurs besoins fondamentaux et restaurer leur dignité.



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