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Les livreurs à bout de souffle en France : une plainte inattendue secoue les plateformes.

Série d’articles : Les causes profondes de la migration 


Dans un contexte de précarité croissante parmi les travailleurs des plateformes en France, plusieurs associations de soutien aux livreurs ont décidé d’engager des actions en justice. Elles dénoncent un système qui, selon elles, exploite une main-d’œuvre vulnérable, largement composée d’immigrés, dans un vide juridique qui perdure depuis une décennie.


Une photo montrant un livreur  (Photo libre de droits, CC)
Une photo montrant un livreur  (Photo libre de droits, CC)

Le 22 avril dernier, ces quatre associations, dont la Maison des Livreurs, la Maison des Couriers, AMAL et Ciel, ont déposé à Paris une plainte contre Deliveroo et Uber Eats pour « traite des êtres humains », une démarche sans précédent en France. Elles accusent ces plateformes de fonder leur modèle économique sur des conditions de travail extrêmement dures, sans protection sociale et avec une rémunération très faible.


Selon le rapport d’InfoMigrants, les livreurs eux-mêmes décrivent des conditions de travail alarmantes : « En ce moment, nous travaillons sans assurance ni protection. Les plateformes ne prennent pas en compte notre santé. En cas de blessure ou d’accident, nous sommes livrés à nous-mêmes », a déclaré Bilal Diakhate, qui a travaillé comme livreur pendant environ dix ans.


« Ils nous poussent à travailler les jours de mauvais temps et sous la pluie, quand c’est encore plus dangereux, mais parce que les gens commandent davantage. En janvier, lorsqu’il a neigé et que les routes étaient impraticables, ils ont augmenté le prix des livraisons pour nous inciter à travailler ». 


De plus, selon les témoignages recueillis, les livreurs, souvent des ressortissants étrangers et parfois sans papiers, travaillent en moyenne plus de 60 heures par semaine pour un salaire modeste. Rémunérés à la livraison, certains parcourent jusqu'à 20 km pour seulement 3 €. Beaucoup sont également contraints de louer des comptes à d'autres travailleurs, ce qui réduit encore davantage leurs revenus et les expose à des pressions ou à des menaces.


Les conditions de travail sont qualifiées de dangereuses et dégradantes : absence d'assurance en cas d'accident, agressions fréquentes et répercussions importantes sur la santé physique et mentale. Les algorithmes utilisés pour attribuer les livraisons sont également critiqués pour leur opacité et les inégalités qu'ils engendrent.


In response to these accusations, Uber Eats and Deliveroo deny all responsibility and strongly contest the claims. However, the associations hope this legal action will lead to changes in legislation, considered nonexistent or insufficient for the past ten years, and impose better working conditions.


Face à ces accusations, Uber Eats et Deliveroo rejettent toute responsabilité et contestent vigoureusement ces allégations. Les associations espèrent toutefois que cette action en justice conduira à une modification de la législation, jugée inexistante ou insuffisante depuis dix ans, et imposera de meilleures conditions de travail.


Le rapport complet est disponible sur le lien suivant : 




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